Témoignages

 

 

 

Alexandra THOUREAU, Infirmière (19)

Maman d'un petit garçon de 9 ans, j'ai rencontré des "difficultés" avec le système scolaire dès le départ.

Il a intégré l'école à 3 ans à sa demande, mais il n'a fait qu'une dizaine de jours suite à des soucis de santé. L'institutrice de la première année de maternelle m'avait dit qu'il pourrait intégrer progressivement l'école en deuxième année (y aller simplement le matin puis la journée entière), mais l'institutrice de moyenne section dès le premier jour m’a obligé à le mettre la journée entière. Très mauvaise année pour mon fils dont les pleurs quotidiens me déchiraient le cœur.

 

Puis entrée au CP où mon fils a été étiqueté comme lent, maintenant il est en CM1 et nous rencontrons les instituteurs régulièrement pour parler de la lenteur de mon fils.

Donc maintenant il sait qu'il est lent puisque régulièrement les professeurs des écoles le lui font remarquer, par contre ce qui est dommage c'est que lors de nos rencontres nous parlons beaucoup de sa lenteur et si peu de ses réussites.

Pourquoi le comparer aux autres alors que chaque enfant, chaque personne est unique ?

 

De plus nous rencontrons souvent des personnes qui parlent de leurs enfants ou petits-enfants au travers de leur réussite scolaire ou professionnelle (il a eu le bac avec mention, elle est médecin...), par contre il n'est jamais fait état de savoir si la personne est heureuse, épanouie dans sa vie.

 

La société actuelle veut des personnes performantes, malléables, elle sonde le niveau scolaire par le biais d'évaluations nationales mais elle n' a pas encore créé d'évaluation sur le bonheur et le bien-être de ses élèves.

 

C'est pour cela que je souhaite que Raphaël puisse intégrer rapidement l'école innovante. Je préfère qu'il soit heureux avant tout.

Micha CZIFFRA (19)

Père d'une Paloma qui va bientôt avoir deux ans, j'essaie d'incarner, avec mon épouse, l'éducation que nous souhaitons donner à notre fille. Cette éducation se fait parfois naturellement et, parfois, elle passe davantage par la réflexion. C'est là tout le crédit que j'accorde à ce projet d'école innovante : celui de porter une réflexion aussi objective que possible sur la meilleure manière d'accompagner les enfants. Car c'est bien ce dont il s'agit : les accompagner vers les apprentissages, par leurs propres expérience et leurs propres choix. Je reste très marqué par des moments que j'ai vécu enfant, où je devais passer au tableau pour « résoudre un problème » que je n'avais pas compris. Pourquoi infliger cela ? Une telle école, outre de prendre en compte les besoins et les sensibilités individuelles de chaque enfant, a à mon sens cette grande vocation : rendre à chacun sa liberté !

Samantha Arnoult (19)

Je suis la maman d'un petit garçon de 3 ans que mon conjoint et moi avons décidé de ne pas scolariser car nous ne  retrouvons pas dans l'école traditionnelle les valeurs qui nous sont chères (respect du rythme d'apprentissage de l'enfant, respect de son identité propre notamment), parce que la vie à l'école nous paraît être en total décalage avec notre rythme et notre façon de vivre à la maison et risquerait de perturber un équilibre familial harmonieux.

 

Je vois dans le projet de Delphine Laval une chance pour des enfants de connaître enfin une façon d'apprendre  différente et tellement plus attractive ! Cette école leur donnerait la possibilité d'apprendre par eux-mêmes, de s'intéresser à tout un tas de choses sans les barrières d'un programme scolaire pré-défini, de se découvrir des capacités, des compétences dans de nombreux domaines mais dans ceux qu'ils auront choisis, de s'enrichir et découvrir l'entraide au contact d'enfants d'âges différents, de développer des relations humaines avec différentes tranches d'âges (de 0 à 99 ans ?)... 

Je vois en ce projet une grande ouverture d'esprit enfin tournée vers les enfants !

 

Le film de Clara Bellar "Etre et devenir" (film documentaire s'interrogeant sur les apprentissages autonomes) a été pour moi une révélation ! Je veux croire en la capacité des enfants à apprendre par eux même (accompagnés bien sûr). Je veux leur faire confiance et j'aimerais tellement que la société reconnaisse les enfants comme nos semblables, comme des personnes douées d'une intelligence remarquable ; d'un niveau au moins égal sinon supérieur à celui de l'adulte ; et non comme des petits soldats/moutons à dresser pour répondre aux exigences de la société actuelle. J'aimerais que notre société reconnaisse qu'ils nous apportent beaucoup, et que nous ne sommes pas leurs "maîtres", juste des personnes plus âgées, qui ont une expérience de la vie à transmettre, mais certainement pas à dicter. 

 

Il y aurait tant à dire...

 

Je ne peux que soutenir ce projet, moi qui ai décidé de ne pas scolariser mon fils (et autant que possible de le suivre et l'accompagner dans ses apprentissages), et qui suis investie dans la vie associative via "L'Ecole Buissonnière" (association qui a pour objectif de promouvoir les modes d'éducation et d'instruction alternatives), justement pour permettre à ce genre de projets d'exister !

Karine, Thérapeute familiale spécialisée dans l'accompagnement des enfants précoces et dys Clermont (63)

Bonsoir Delphine, je soutiens activement la création de ton école car je suis convaincue que les enfants ont besoin de retrouver leur pouvoir personnel, un sentiment de puissance et d'action sur leur vie pour pouvoir, à leur tour, changer un jour le monde dans le plus grand respect du Vivant. Je suis également convaincue que l'orientation que tu donnes à ton école (bienveillance, apprentissages autonomes, respect des intelligences multiples, connaissance de soi, coopération...) devrait constituer le fil conducteur de n'importe quel apprentissage chez tous les enfants. Je suis heureuse de voir qu'un projet d'école qui respecte enfin les enfants, leurs besoins et leur mode naturel de fonctionnement est en train d'émerger. Je souhaite à ton projet tout le succès qu'il mérite et pour toi, la grande fierté d'accompagner l'épanouissement des enfants qui auront la chance de la fréquenter.

Marie-Louise Ferraro, Professeur des écoles Paris (75)

Delphine et moi nous sommes connues par le biais d’une page internet traitant de l’innovation dans le domaine de l’éducation. Quand j’ai vu son projet d’école je n’étais pas surprise, et j’étais surtout très emballée ! 

Elle propose un lieu dans lequel les enfants seront autonomes dans leurs apprentissages, un peu comme à la maison quand on est en vacances, avec cette liberté de travailler à son rythme, de faire et refaire sans pression, de se construire au milieu d’un groupe bienveillant, conscients de l’importance de relations humaines sereines, accompagnés par des adultes attentifs au bien-être de chacun, mettant l’accent sur la coopération et l’entraide… Quelle chance pour ces enfants !

Et quelle chance pour le monde éducatif en général ! Car étant moi-même enseignante dans le public, je sais à quel point il est essentiel de maintenir un service public d’éducation, mais je sais aussi à quel point il est essentiel de créer et d’innover dans ce domaine, et si cette nouveauté doit naître dans des structures associatives ou privées, je ne vois pas ça comme un problème. Je sais que ces idées nouvelles pourront par la suite diffuser dans le reste de la société. 

Et c’est parce que notre société en a besoin que je soutiens activement ce projet.

Pierre M., Réalisateur

Le projet mené par Delphine, la création d’une école alternative, est un enjeux de taille pour tous les laissés pour compte, pour ceux qui restent sur le bord de la route de l’Éducation nationale.

 

Dans un monde sans cesse plus consumériste, compétitif et nihiliste, il est plus que temps d’envisager un nouveau modèle basé sur le développement de l’enfant en tant qu’individu en tenant compte de son rythme et de tous les attributs dont la nature à bien voulu le doter à sa naissance.

 

Liberté, Égalité, Fraternité, telle est la devise de la République Française, ces valeurs ne sont que trop peu appliquées, dans la vie comme à l’école …  

Cette même école qui forme soit les élites soit les futurs ouvriers n’entretient que trop cette bipolarité. Elle ne laisse pratiquement plus de place à toutes celles et ceux, dont la différence, qui, si elle est identifiée, encadrée puis mise au service de la connaissance, se transforme alors en redoutable arme du savoir.

 

Citons quelques noms : Einstein, Rodin, Tim Burton …. qu’ont-ils en commun… ? La dyslexie… 

 

Papa de deux enfants dont Siphane, 9 ans, Dyspraxique… je fais face tous les jours à la souffrance qu’engendre la différence et je souhaite une école qui fera des futurs citoyens éclairés.

Comme moi soutenez ce projet d’école…

Rémy et Cristelle

Nous souhaitons la création d'une école "alternative" avec une pédagogie innovante pour répondre au plus prés au rythme de chaque enfant en fonction de son âge, mais aussi de la manière dont il appréhende les apprentissages. En effet, l'école traditionnelle propose souvent des méthodes d'enseignement auxquelles les enfants doivent s'adapter et qui ne s'adaptent pas suffisamment aux enfant eux-mêmes, compte tenu du grand nombre d'enfants dans les classes, des programmes et évaluations à respecter, du peu de liberté de mouvement des enseignants dans leurs pratiques...


Nous attendons de cette école innovante des classes à effectif réduit, du matériel adapté à l'âge des enfants favorisant leur autonomie comme prodigué par Maria MONTESSORI.


Nous souhaitons que les apprentissages soient initiés par les enfants eux-mêmes au travers d'expériences du quotidien et non pas que les enfants soient positionnés comme "consommateurs de savoir" mais bien acteurs de leurs apprentissages.


Nous attendons de cette école qu'elle apporte à nos enfants l'ouverture à l'autre, dans un esprit laïque, pour que chacun s'enrichisse des compétences mutuelles, pour développer l'esprit d'entraide, dans un souci d'équité et non dans un esprit de compétition.

Gaëlle

Maman depuis un peu plus d’un an je me pose déjà la question de l’école…

Je suis allée voir le film « Être et devenir » cet été et cela m’a interpellée ! Enormément même !!!

 

Je suis animatrice en centre de loisirs depuis maintenant 3 ans. J’adore mon métier MAIS…

Cela fait 1 an que nous avons dû nous adapter aux nouveaux rythmes scolaires. Je vis donc cette révolution de l’intérieur.

Avant tout ce chamboulement, les journées du mercredi au centre étaient déjà bien rythmées mais nous arrivions à faire quand même 2 petites activités et des jeux sur la journée !

Aujourd’hui, nous ne faisons qu’une demi activité et en ce qui concerne les temps de jeux c’est « si on a le temps » ! Les enfants sont très durs à canaliser car très sollicités, fatigués…

 

Alors en tant que maman, je me suis posé cette question : Ai-je envie de faire subir cette pression à ma fille ? Toujours faire vite !

Ne pas pouvoir prendre le temps d’avancer chacun a son rythme !

 

De plus ma fille a une déficience visuelle, comment sera-t-elle intégrée dans cette école où il faut toujours aller plus vite, où les plus « faibles » s’ils le peuvent, suivent. Ne sera-t-elle pas mise de côté par un corps enseignant trop pris par ce fichu temps alors qu’elle aura peut-être besoin de plus de temps pour assimiler certaines choses ?

 

Autant de questions qui me poussent vers un projet d’école d’innovante, où l’écoute sera au RDV je suis sûre. Où au final ce qui aura de l’importance c’est « l’enfant », l’envie de le voir évoluer, grandir s’épanouir sereinement ! 

 

Pouvoir être libre, et donner à ma fille le choix de cette liberté d’apprentissage !

Maryline M., Maman de deux enfants, 5 ans et 9 ans.

Je porte mon soutien au projet de création d’une école alternative, mené par Delphine.

 

Division, pression, compétition, stigmatisation, évaluation, notation … Voilà l’école d’aujourd’hui.

 

Il me semble important de construire un nouveau modèle basé sur le développement de l’enfant en tant qu’individu en tenant compte de son rythme, de ses forces et ses faiblesses.

 

Oui à une école qui réveille la sensibilité de chacun et qui en fait un atout plutôt qu’un handicap.

 

Oui, à une école qui prône la parole et le dialogue, qui apprend les fondamentaux

et qui éveille à la culture, à l’art et à l’expression de soi.

 

Oui à une école où les atouts et les différences des uns font la force des autres et non une école où les faiblesses sont sans cesse montrées du doigt.

 

Oui à une école qui rassemble au lieu de diviser …

 

Et un grand oui à la naissance de ce projet.

Aurélie (07)

C’est la rentrée, chouette ! Mes enfants vont pouvoir créer des liens, explorer, découvrir, apprendre… Ah ben non en fait ! Ils pleurent, n’ont pas envie d’y aller. Bon il faut dire que l’accueil laisser à désirer : les enseignants accueillent les enfants ou leurs parents ? L’enfant est-il vraiment pris en compte avec ses envies, ses désirs, ses peurs, ses angoisses ? Je n’en ai pas eu l’impression.

Les semaines passent, et finalement mes enfants créent des liens et s’intéressent à ce qui leur est proposé. Re chouette ! Ah ben non en fait… Ça n’aura duré que 4 semaines…

Leny a bientôt 6 ans, il est au CP. Il était tellement heureux d’être chez les grands, d’apprendre à lire, de pouvoir avoir de nouvelles responsabilités ! Et moi avec ! Et puis ça a recommencé… La phrase que j’ai entendue déjà depuis la maternelle par la maîtresse :

« On peut se voir, ce serait bien qu’on parle de Leny »

Et oui, les maîtresses ne comprennent pas pourquoi Leny qui est pourtant, je cite, « si cultivé, qui pourrait être moteur, qui est entré dans la lecture depuis 1 an » met le bazar, n’écoute pas les consignes, se sent en insécurité…

J’ai beaucoup remis en question mon rôle de maman, ma vie, son organisation, j’en ai parlé pendant des heures avec mon mari, autour de moi. Je suis dans un sentiment de culpabilité perpétuel et Leny a l’impression que l’on ne parle que de lui à l’école, qu’il est nul, qu’il n’est bon qu’à faire des bêtises… C’est terrible pour lui et pour nous !

A forces de regards bienveillants sur lui et sur nous (psy, amis, familles, DELPHINE !), nous nous apercevons que c’est cyclique (il essaie de tenir le coup entre chaque vacances, mais peut-on demander à un enfant de s’adapter à quelque chose qui ne lui convient pas pendant 6 semaines ??) et que Leny aurait besoin d’autre chose. D’une structure qui prendrait en compte sa manière d’apprendre, de s’intéresser à la vie, de dépenser son énergie…

Je sais qu’il va falloir que je sois là, que nous soyons présents pour le soutenir dans son parcours scolaire pour qu’il ne perde pas plus confiance en lui, qu’il se construise le plus sainement possible.

C’est un travail de tous les jours, fatigant, épuisant, énervant, révoltant, culpabilisant…

Mais nous avons une vie bien remplie et il est impossible de déscolariser Leny… et aucune autre possibilité ne s’offre à nous.

Nous continuerons à pallier…